Vidéo : L’Europe a-t’elle saisi les enjeux du numérique ?

Le 8 Juin 2015

Diffusée le samedi 06 juin 2015 sur BFMBusiness.

Les initiatives européennes pour le développement du numérique ont été débattues par Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet de recrutement Clementine et Yan Hascoet, PDG et fondateur de Chauffeurprive.com. – 01Business, du 6 juin, présenté par Frédéric Simottel, sur BFM Business.


L'Europe a-t-elle saisi les enjeux du numérique… par BFMBUSINESS

Ci-dessous, un petit compte rendu de la rencontre…

Yan Hascoet, PDG et fondateur de Chauffeurprive.com

Le mouvement Reviens Léon est une initiative spontanée des startups françaises qui cherchent à faire revenir les talents français en France. Ils font ainsi la promotion de leurs postes. « Rester en France ne doit plus être un sacrifice, mais une opportunité. » Il ne s’agit pas d’une démarche des pouvoirs publics mais de l’initiative de ces entrepreneurs qui souhaitent voir revenir ces perles rares.

Une démarche d’entrepreneur

Le G20 des entrepreneurs se passe en septembre et chauffeurprivé.com sera présente pour appuyer ce mouvement de revalorisation du numérique en Europe. Il existe déjà une inertie suffisamment lourde en France pour faire bouger les choses. La seconde étape est de Fédérer les initiatives européennes. Le marché Européen doit créer un réseau continental. Les start-ups qui ont lancés ces initiatives s’internationalisent déjà à grande vitesse.

Aujourd’hui, entreprendre est devenu accessible à beaucoup. Apprendre à coder vous donne l’opportunité d’entreprendre avec presque rien. Il est donc primordial d’être initié dès le plus jeune âge à la programmation informatique.

Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique

Il est nécessaire de réorienter les jeunes vers les carrières scientifiques et technologiques. Il y a 20 ans, Israël est allé rechercher ses chercheurs et professeurs qui avaient migré aux USA, et ont revalorisés les études dans l’informatique.

Préserver et promouvoir l’employabilité des informaticiens est aujourd’hui le pilier de la stratégie Européenne. C’était également l’un des principaux objectifs de l’agenda de Lisbonne de 2001. Le bilan de l’Europe est désastreux. En Europe, nous avons autant d’innovateurs dans le numérique qu’aux USA. Malheureusement, on ne les soutient pas assez.

Le Plan Junker (d’investissement européen de 351millions € pour l’économie ) est un bon démarrage, mais cela ne suffit pas. Il faut maintenant réfléchir à de nouveaux statuts des entrepreneurs et salariés du numérique, à un « Innovation Act »… Il n’y a pas suffisamment de groupes de réflexion au niveau Européen à ce sujet. Il faut également encourager les start-ups VISA, assouplir les normes du travail pour faire venir l’intelligence en France et en Europe.

On ne pense pas suffisamment du numérique et cela ne débouche pas sur des stratégies concrètes. Il faut faire naître des chairs de réflexions et réformer l’éducation pour former dès le plus jeune âge à la programmation informatique. Cette révolution, est d’ailleurs déjà en marche avec la réforme de l’éducation et va naitre dans les prochaines années.

Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet de recrutement Clementine

On peut être mauvais en mathématique et faire une belle carrière en informatique, malgré que la tension soit portée sur les informaticiens et mathématiciens. Léon est parti se former aux USA et est revenu enrichi de ses expériences. La prochaine étape est la revalorisation du territoire français pour qu’elle devienne une terre d’attraction pour ces talents.

La stratégie européenne doit encourager plus de mobilité des talents ; « Qu’ils partent mais qu’ils reviennent de la Silicon Valley ! » Il faudrait également travailler sur la flexibilité des contrats de travail à ce sujet. Enfin, il faut renforcer la capacité des start-ups à travailler en Anglais et à s’internationaliser. Les entreprises pourront accueillir des talents du monde entier et fédérer des équipes internationales.

Il n’y a malheureusement pas aujourd’hui de groupe de réflexion des cabinets de recrutements autour de ces questions…

Beaucoup d’initiatives des réseaux français et à l’international sont déjà en place pour favoriser l’innovation et le développement de start-ups, comme le fait la BPI. Les sociétés européennes sont en retard et de grands groupes sont en recherche pour favoriser l’innovation technologique, mais également l’innovation d’usage, du design, des business models… en ouvrant leurs perspectives de développement.

DERNIERS ARTICLES

Rechercher des articles

CANDIDATS

CONFIEZ-NOUS VOTRE RECHERCHE