Les tops et les flops des métiers du digital et de l’informatique 2015

Logo lesechos recrutement Clémentine

Publié le 18 février 2016 dans lesechos.fr.

Chaque année, le marché de l’emploi produit son lot de nouvelles vedettes et de “has been”… C’est particulièrement vrai pour les profils très prisées de l’IT et du digital, soumis aux modes volatiles des recruteurs. Zoom sur les gagnants et les perdants de 2015, dans l’étude réalisée par Clémentine, un cabinet de recrutement spécialiste des profils IT et digitaux

Les “TOPS” métiers du digital en 2015

Data scientist

L’exploitation des données est le sujet du moment. Toutes les entreprises sont confrontées à un volume de data qui va croissant et sur lequel pèse un fort besoin d’exploitation, avec à la clef de nombreuses opportunités. Les questionnements autour de cette nouvelle ressource débouchent souvent sur la même issue : le recrutement d’un Data Scientist !

  • Son salaire : de 38 à 40 K pour un profil junior et jusqu’à 120K selon l’expérience.

Web analyst

Depuis plusieurs années, les budgets investis sur internet dans les contenus et la publicité ne cessent de croître. Dans ce contexte, les entreprises cherchent à connaître précisément leur retour sur investissement. Le Web Analyst est chargé d’analyser les résultats de l’audience web / mobile en définissant des KPIs (indicateurs clés de performance) en fonction de la stratégie d’entreprise. Il fera également des recommandations afin d’optimiser le dispositif en place et le parcours client.

  • Son salaire : 35 à 60 K, selon l’expérience.

Expert en sécurité informatique (cybersécurité)

Alors que la sécurité devient un enjeu majeur de la transformation digitale pour les entreprises en 2015, toutes se sentent concernées et tentent d’être à la pointe de la protection informatique. Aussi les entreprises n’hésitent-elles plus à internaliser la fonction d’expert, auparavant confiée à des prestataires spécialisés dans le conseil en cybersécurité.

  • Son salaire : 30 à 45K (junior), jusqu’à 80 K (senior).

Data Owner / Chief Data Officer

En tant que responsable des projets liés à l’exploitation des données, le Data Owner doit coordonner cette exploitation de manière transverse entre les différents services de l’entreprise (Marketing, finance, canaux de vente…). Il est le référent au sein de l’organisation et a pour mission d’optimiser le flux de données dans le périmètre big data & business intelligence. Il est également responsable de l’innovation dans l’exploitation de ces données. Par extension, le Chief Data Officer est en charge de la gouvernance des données de l’entreprise.

  • Son salaire : 45 à 65 K, jusqu’à 120K pour le CDO.

Responsable des Médias Sociaux

L’évolution de l’internet vers le web interactif (2.0) a pris une telle ampleur aujourd’hui qu’un poste y est entièrement dédié dans la majorité des entreprises. Les réseaux sociaux jouent désormais un rôle non négligeable de S.A.V. auprès duquel les clients viennent directement s’adresser pour faire remonter leur expérience. C’est pourquoi le Responsable des Médias Sociaux élabore une stratégie de communication propre à véhiculer une image de marque. Il est est de ce fait responsable du community management afin de gérer au mieux la relation client sur le web, mais également afin de générer des leads (prospects clients).

  • Son salaire : 40 à 65 K.

Les “FLOPS” des métiers du digital en 2015

Data miner

À la frontière du Data Analyst et du Data Scientist, le data miner a de moins en moins sa place dans les équipes en charge de l’exploitation des données. La fonction de datamining (aller fouiller des bases de données, parfois hétérogènes, pour les valoriser) est sans aucun doute une compétence toujours recherchée, mais devient plutôt une sorte de passerelle entre les métiers d’analyse et les postes d’algorithmie, en charge de construire des modèles prédictifs et d’exploiter les données.

  • Son salaire : 38 à 55 K.

Administrateur réseaux / base de données

Bien que l’administration des réseaux et serveurs soit essentielle dans toute entreprise, la tendance actuelle est à l’externalisation de cette fonction, vers des prestataires, mais également vers des solutions de cloud computing. De même, l’heure est à la rationalisation des bases de données, et l’administration de ces bibliothèques informatiques est plus souvent confiée à une équipe spécialisée dans la data science.

  • Son salaire : 35 à 50 K.

Intégrateur web

À l’heure où les solutions de gestion de contenu web se généralisent (les CMS tels que WordPress, Joomla et Drupal…), les métiers d’intégrateurs web deviennent moins essentiels dans les entreprises. En effet, il devient beaucoup plus facile d’administrer le contenu web, et l’intégration web est de plus en plus souvent gérée par la DSI (Direction des Systèmes d’information), qui va uniformiser les protocoles de communication et de diffusion au sein de l’entreprise. Ainsi, les entreprises se muniront de webmasters pour gérer l’administration de leur site web et la partie de programmation web sera plutôt confiée à des développeurs très qualifiés (front-end et back-end).

  • Son salaire : 35 à 45 K.

Ingénieurs et techniciens télécoms (confirmation 2013 & 2014)

Les ingénieurs et techniciens de la télécommunication sont sans nul doute les perdants face aux évolutions technologiques actuelles. En charge du bon fonctionnement du système d’information de l’entreprise, ces derniers ne sont plus les principaux leviers de croissance et d’innovation au sein de la DSI . Souvent recalés à des postes de maintenance, ces derniers auront tout de même un rôle essentiel à jouer dans une perspective de transformation numérique.

  • Son salaire : 28 à 40 K.

(Lire la suite sur lesechos.fr)

Partager l'article :