Cabinets de recrutement, têtes chercheuses de profils rares pour PME

Le 18 Déc 2014

Publié le 17 décembre 2014 sur lenouveleconomiste.fr .

Pour contrer la pénurie des talents ou le déficit d’image d’une PME, la solution chasseur de têtes peut s’avérer moins coûteuse qu’une erreur de casting…

Faible attractivité de leurs métiers, compétences en ressources humaines limitées, exigences draconiennes… Pour toutes ces raisons, les PME peinent à attirer leurs collaborateurs de demain. Pourtant, elles sont les premières créatrices de l’emploi en France. Pour sécuriser leurs recrutements, les cabinets d’experts leur proposent un accompagnement sur mesure. De l’identification des candidats et la promotion de l’annonce jusqu’aux entretiens d’embauche, les consultants leur permettent d’éviter des erreurs de casting, trop souvent fatales. Bien que ces prestations soient coûteuses, pour beaucoup, il s’agit du prix de la sérénité.

J’ai essayé de recruter avec notre service RH des profils à fort potentiel ou éloignés de notre cœur d’activité. Les personnes ne sont pas restées. C’était un échec. Depuis, je fais appel régulièrement à des cabinets de recrutement. Malgré le coût de ces prestations, je peux avoir l’esprit tranquille”, confie Patrick Aisenberg, directeur général de Linkbynet, entreprise d’infogérance informatique. Absence de service RH en interne, manque de notoriété, méconnaissance du marché de l’emploi, pénurie de talents… Dénicher sa perle rare est un casse-tête pour les PME. Pourtant, selon l’enquête RH Advisor, le recours aux cabinets de recrutement reste marginal. Seules 40% des entreprises ont confié à des experts leurs recrutements, contre 70 % pour leurs consœurs anglo-saxonnes.

Erreur de casting, le risque limité

La faute aux idées reçues et à la mauvaise réputation, qui écornent l’image de ces prestataires de services. “Les entreprises pensent que les candidatures reçues par les job-boards et les réseaux sociaux sont suffisantes. Elles n’ont donc pas la volonté d’externaliser cette fonction stratégique et elles jugent les prestations proposées trop onéreuses. Une intégration ratée revient pourtant plus cher que faire appel aux services de recrutement”, analyse Pascale Kroll, fondatrice de RH Advisor, comparateur des professionnels du recrutement. Les honoraires représentent en général entre 15 et 30% de la rémunération brute annuelle du candidat, selon l’accompagnement proposé.

Un recrutement représente un lourd investissement pour les PME, et une erreur de casting risque d’impacter sa stabilité économique et la cohésion de l’équipe. Après s’être trompé à plusieurs reprises, certaines PME sont contraintes de se tourner vers les cabinets de recrutement. Ces derniers leur apportent une expertise sur le marché de l’emploi, l’accès à des profils rares ou à des outils qu’elles ne maîtrisent pas. Si les grands groupes possèdent leurs propres compétences en interne, bien souvent, dans les entreprises à taille humaine, les directeurs et managers se chargent eux-mêmes des recrutements clés. […]

Des armes pour la guerre des talents

Face à la pénurie de compétences et aux départs en retraite de la génération du baby-boom, le rapport de force s’est inversé depuis quelques années entre les employeurs et les candidats. Selon le ministère du Travail, environ 350 000 emplois seraient non pourvus en France. L’industrie, la vente, l’ingénierie et la logistique peinent à recruter. Premiers concernés, les métiers de l’informatique souffrent d’une crise de recrutement, en raison notamment de l’importance prise par le numérique dans les entreprises. “Les profils sont soit rares, soit nouveaux, comme les spécialistes du big data qui sont très demandés, ainsi que les développeurs Web. Les sociétés ont donc des difficultés pour trouver des candidats. Près de 9 fois sur 10, nous recrutons des personnes déjà en poste. Il faut donc réussir à les convaincre de quitter leur emploi et de prendre le risque d’entamer une nouvelle période d’essai”, explique Emmanuel Stanislas, fondateur de Clémentine, cabinet de conseil en recrutement spécialisé dans les profils digitaux.

“Selon le ministère du Travail, environ 350 000 emplois seraient non pourvus en France. L’industrie, la vente, l’ingénierie et la logistique peinent à recruter. Premiers concernés, les métiers de l’informatique souffrent d’une crise de recrutement”

Pour identifier les talents, les consultants utilisent les réseaux sociaux tels que Linkedin, Viadeo et Twitter, déposent des annonces sur les job-boards ou effectuent des recherches dans leurs bases de données. À côté des méthodes traditionnelles de sourcing, d’autres cabinets privilégient l’approche directe. […]

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